Retour au travail

Préparer une reprise possible, progressive et durable

Le retour ne se résume pas au jour de la reprise. Il se prépare en amont, se concrétise dans l’organisation du travail et se sécurise dans les semaines suivantes.

Préparer le plan d’action

Avant la reprise

L’entreprise peut maintenir un lien non médical, rappeler sa disponibilité et informer le salarié des dispositifs existants. Lorsque l’arrêt dépasse 30 jours, elle peut proposer un courrier d’information et rappeler l’existence du rendez-vous de liaison, de la visite de préreprise et, selon la situation, de l’essai encadré.

Quand la visite de reprise est-elle requise ?

Elle est en principe obligatoire après une maladie ou un accident non professionnel ayant entraîné au moins 60 jours d’arrêt, après un accident du travail ayant entraîné au moins 30 jours d’arrêt, et après une maladie professionnelle quelle que soit la durée. L’employeur la demande au SPST pour le jour de la reprise ou, au plus tard, dans les 8 jours.

Le jour du retour

Les rôles doivent être clairs : qui accueille le salarié, quelles informations sont utiles au manager, quelles adaptations sont mises en œuvre et comment le collectif est organisé. Seules les informations strictement nécessaires au travail doivent être partagées.

Après la reprise

Une reprise n’est pas durable par défaut. Programmez un point de suivi après une à deux semaines, puis réévaluez la charge, les horaires, les tâches et les difficultés rencontrées. Un ajustement rapide peut prévenir une nouvelle rupture.

Les questions à traiter

  • Le salarié connaît-il les conditions prévues pour son retour ?
  • Les préconisations du médecin du travail sont-elles comprises et réalisables ?
  • Le manager sait-il ce qu’il doit organiser sans demander d’information médicale ?
  • Une date de réévaluation est-elle déjà fixée ?

Contenu conçu et vérifié par Mounir Ghedbane, expert en santé au travail & stratégie maintien en emploi. Dernière vérification : septembre 2026.